Discours (Gagner un Palme d’Or)

Quelle joie, quelle immense joie ! Je suis éperdu d’émotion et de sentiments, qui me sont bouleversants. Je suis plein de gratitude au jury, d’avoir pensé que je méritais ce prix, je suis reconnaissant de votre gentillesse. Je tiens à dire merci, à toute l’équipe du film, aux réalisateurs, au producteur, à chaque membre de notre grande équipe ; y compris les décorateurs, les coiffeurs, les habilleurs, les maquilleurs et tous les acteurs avec qui j’ai partagé la scène ! Vous avez été témoins du travail et des efforts et ce prix en est la récompense ! J’accepte ce prix à votre nom, et au nom du bonheur qu’était de travailler avec vous ! Je remercie également mes parents et ma famille pour leur soutien.

Quand j’ai su de ma nomination au prix si prestigieux, je ne pouvais pas croire que recevoir ce Palme d’Or, une recognition de cette hauteur, était une réalité, qui allait couronner mes 25 ans dans le cinéma, de toute une vie passé là-dedans avec des artistes d’une merveille absolue. Ce prix pour moi, signifie la possibilité d’atteindre son but, dont j’ai toujours rêvé car ça montre que tout effort est récompensé ! Etre acteur est l’un des rares métiers qui donne le sentiment d’être aimé, non seulement par un jury ou des collègues, mais aussi par le grand public devant lequel on joue son rôle. Je tiens à remercier tous mes fans, qui, à chaque étape de ma carrière, m’ont soutenu, même à l’époque où l’un de mes pires films est sorti, je vous remercie d’avoir rempli toutes les salles pour regarder mes films, au fil des années. Aujourd’hui est possible, grâce à vous !

À tous les artistes, c’est à vous maintenant car l’art nous donne le pouvoir de changer le monde et là où on en est, on a un fort besoin de changements ! Accrochez-vous à vos rêves, qui sont les moyens de connaitre et de vivre ces changements ! Tout est possible selon moi, pour celui qui ose, qui fait des efforts, et qui ne renonce jamais ! Aux femmes-artistes parmi nous, sachez que c’est à vous, vous avez le pouvoir, et la plateforme, changez les vies de celles qui vous admirent, donnez-leur la puissance, le pouvoir de croire en elles-mêmes ! Et ce prix, mesdames et messieurs en est la preuve la plus impressionnante.

Merci encore une fois !

(Inspiré de plusiers discours)

– Sagar R Gangwani

(Cours de C1 à l’Alliance Francaise, prof : Mme. Vidya)

L’Alzheimer en Inde

Une telle maladie, qui impacte non seulement une personne, mais aussi sa famille, l’Alzheimer est une maladie mentale qui, selon les études, est rare avant les 65 ans. Vu que c’est un tabou en Inde, nous avons choisi de parler de la situation dans notre pays.

Sachant que les symptômes de cette maladie sont la perte de mémoire, de capacités cognitives, de capacité́ de converser, ou de réagir à son environnement et le raccourcissement de l’espérance de vie, on dirait que ce sont les symptômes normaux de vieillissement.

Dans un pays aussi peuplé que l’Inde, les problèmes de santé publique ne manquent pas mais ce qui est encore plus inquiétant, c’est que la maladie d’Alzheimer n’est toujours pas considérée comme l’une d’entre elles.

Premièrement, je vais vous expliquer la situation économique ; bien qu’actuellement, il n’existe aucun remède contre la maladie d’Alzheimer, la recherche est toujours en cours. Cependant, il existe des traitements pour ralentir l’aggravation de l’état mental du patient et permettre l’amélioration du mode de vie. Le coût de ces traitements peut varier selon la région dans laquelle on se soigne.

En Inde, l’Etat propose une formation gratuite d’une semaine par an sur le plan national et les états locaux peuvent réaliser des conférences et/ou journées de formation. Ce qui est bon signe ! Grace à des aides financiers aux centres de traitement et de soins, les patients d’Alzheimer ont la possibilité de se faire diagnostiquer et soigner, car en réalité, il n’en existe encore une cure. Ces patients ont aussi droit à une déduction sur les revenus, cette déduction se limite à ses dépenses médicales, y compris les dépenses pour les soins infirmiers, la formation et la réadaptation ou la réanimation.

Malheureusement, il n’y a pas de budget, d’allocations ou de subvention, notamment pour les ONG. Et en plus, l’absence d’une politique nationale pour la démence en Inde, malgré les demandes de l’ONS, est inquiétante.

En ce qui concerne le rôle que joue la société́ la maladie mentale en général n’est pas encore pleinement considérée comme une maladie légitime, ainsi il n’y a pas beaucoup de soutien social. Cependant, il existe des organisations qui travaillent sans relâche pour lutter pour cette cause. L’organisation la plus grande en Inde s’appelle Alzheimer’s & Related Disorders Society Of India (ARDSI) travaillant à créer une société favorable à la démence. Elle est présente dans 24 villes  pour fournir du soutien médical et des soins aux personnes atteintes de démence et également aider leurs familles et leurs soignants qui ont constamment besoin de conseils. Des organisations similaires incluent Echoing Healthy Aging à Mumbai, Nightingales Medical Trust à Bengaluru et Samvedna Senior Care à Bengaluru.

Bonne nouvelle pour nous tous, apparemment, l’Inde compte le taux le plus bas des patients d’Alzheimer, ne vous étonnez pas quand je vous en donne la raison, c’est le fait de consommer du curcuma pendant toute notre vie ! Ayant expliqué la situation en Inde, il est aussi important de dire que de nos jours, les indiens sont de plus en plus informés, grâce aux actions citoyennes et aux initiatives gouvernementales et aussi aux médias, en dépit de la pression sociale forte!

– Sagar R Gangwani et Ananya Suresh

(Cours de C1 à l’Alliance Francaise, prof : Mme. Vidya)

Punyakoti: L’histoire de la vérité

Bonjour tout le monde, je vais vous raconter un conte populaire qui s’appelle Punyakoti, la vache. Cette fable provient de l’état de Karnataka en Inde et date des années 1800. Ce conte est très populaire parmi les gens qui parlent la langue kannada, la langue officielle de Karnataka. Comme le conte date d’il y a très longtemps, il n’y en a pas de version originale, et donc il en existe plusieurs versions ! Le conte était en forme de poème qui est aussi appelé « l’histoire de la vérité ».

Il était une fois une forêt dense où habitait un éleveur avec un grand troupeau de vaches. Un jour, Kalinga, le vacher jouait à la flute sous un manguier avec son bétail. Il l’appela tendrement pour le traire. Ensuite, les vaches marchèrent tout gracieusement dans la forêt pour paitre ; cette scène ressemblait à un grand nuage qui planait dans le ciel quand elles se bougeaient. Les bovins se nourrirent de l’herbe la plus verte au milieu des plantes dans la vallée.

Punyakoti: L’histoire de la vérité.
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Vers le soir, l’éleveur commença à rentrer vers l’étable et au cours de cette longue marche, il passa près d’une énorme roche, là où habitait le tigre appelé Arbhuta, qui commençait à avoir faim. Quand le troupeau arriva à la roche, le tigre hurla et sauta sur les vaches. Elles coururent et donc le tigre ne put pas les attraper.

Cependant, Punyakoti, l’une des vaches qui s’attarda après les autres, eut très peur… Elle pensait à son veau, affamé, et elle voulait le nourrir et, perdue dans ses pensées, elle ne se rendit pas compte que le tigre l’attendait à l’arrière de la roche. La bête féroce se jeta devant la vache, contente d’avoir trouvé son repas, elle hurla en lui disant qu’elle allait la dévorer. Punyakoti trouva rapidement le courage de lui demander la permission d’aller nourrir son petit une dernière fois.

Arbhuta rit et lui demanda si elle le prenait pour un fou ; puisque laisser sa proie s’en aller équivalait à la libérer. Mais la vache insista et promit qu’elle reviendrait après avoir nourri son veau. En fin, le tigre relâcha la mère du veau.

Punyakoti arriva à l’étable, nourrit son veau et une fois qu’il eût bu du lait, elle lui expliqua la situation et lui dit qu’elle devait revenir auprès du tigre, comme promis. Le veau pleura et l’implora de rester avec lui car il ne savait pas vers qui aller quand il aurait faim, car il ne savait pas avec qui rester, car il n’aurait pas de mère près de qui se coucher la nuit, car il ne savait pas qui le guiderait dans la vie. Les autres vaches lui interdirent de repartir vers le cruel tigre.

Mais elle insista et s’opiniâtra à tenir sa promesse car pour elle, la vérité était son Dieu. Elle implora les autres de s’occuper de son petit et leur demanda de ne pas frapper son veau quand il s’approcherait d’elles, car il serait bientôt orphelin. Pour une dernière fois, Punyakoti prit son veau dans ses bras car c’était l’heure de partir pour toujours !

Punyakoti: L’histoire de la vérité.
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Tout affamé et frustré d’avoir laissé aller sa proie, le tigre attendait la vache qui arriva à sa grotte et s’offrit au tigre pour qu’il puisse se rassasier. Elle dit « Mon cher veau a bu mon lait et je lui ai dit adieu. Je suis à toi, ma chair est à toi, que tu calmes ta faim! »

Étonné par les paroles de la vache, le tigre réfléchit bien et dit « si je me nourrirais de toi, je serai maudit par Dieu ! Ce serait mieux de mourir de faim que de satisfaire ma faim d’un être vivant aussi noble que toi! » La vache, tout stupéfaite, lui demanda de la manger, car elle avait rempli son devoir envers son petit et elle était prête pour lui. Profondément ému, Arbhuta, larmes aux yeux, salua Dieu et sauta du bord de la falaise et mourut.

Punyakoti retourna vers son petit veau qui était ravi de la revoir et les deux vécurent heureux à jamais !

Donc, quelle est votre partie préférée du conte ? Celle de la bravoure de Punyakoti, celle de l’amour entre la mère et son veau ou bien celle du changement d’attitude du tigre ? À vous d’y réfléchir !

Sagar R Gangwani

Corrections par M. Amaury LAROCHE.

L’écotourisme, en Inde

Le 1 décembre, 2017, Bangalore

Chère Laura,

J’espère que tout va bien et que tu te prépares pour ton séjour en Inde. Je suis content de savoir que tu vas venir en Inde. Je vais t’expliquer des choses très importantes à savoir et à suivre pendant tes vacances.

D’abord, les villes assez connues pour l’écotourisme, en Inde, sont Ladakh, Uttarakhand, le nord-est et le Kerala. Donc tu peux choisir selon tes goûts, par exemple si tu veux aussi te détendre grâce à une vraie ‘détox’, tu peux choisir le Kerala. Mais comme je te connais déjà assez bien, je pense que tu aimerais aller à la montagne où il fait froid. Moi, je suis déjà allé à Darjeeling et à Gangtok et je les ai franchement aimées. De plus, il y a de nombreuses agences de voyage qui peuvent t’aider à organiser le voyage et réserver les essentiaux ; soit le transport, soit l’hébergement. Selon moi, la meilleure est Akbar Tours and Travels.

L’écotourisme, en Inde
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Ensuite, si tu vas dans la montagne, l’oxygène peut te poser un problème, donc n’oublie pas que tu dois rester un jour pour t’acclimater au froid et au manque d’oxygène. Après ça, tu peux voyager dans les villes et les villages. Si tu vas à Ladakh, deux semaines devraient suffire. Mais si tu vas au nord-est, le voyage peut durer trois ou quatre semaines environ.

L’écotourisme, en Inde
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Pour économiser, tu peux choisir de te loger chez une famille locale et comme ça, tu ne devrais pas payer beaucoup. Pour un séjour entre 2 et 4 semaines, je dépenserais 40,000 roupies, je te conseille d’avoir à ta disposition presque 50,000 pour ce voyage. Il faut que tu ne prennes rien en plastique, donc, fais attention aussi à ta valise.

J’espère que tu t’amuseras beaucoup, et que les informations t’aideront à choisir et bien planifier ton voyage.

Bises,

Sagar R Gangwani

(Cours de B2 à l’Alliance Française de Bangalore; Prof: Mme. Claire BOUTET)

Un indien au travail

Connus pour leur attitude d’innovation, les indiens peuvent être assez flexibles, philosophiques et décontractés, mais en même temps, dépendants et un peu fouinards. Donc, chers entrepreneurs, si vous voulez embaucher un indien, il faut que vous suiviez les leçons suivantes :

  • Leçon 1 – Toujours disponibles.

Les indiens ont l’habitude d’être au travail de 8h du matin jusqu’à 8h du soir.  Ils croient que leur travail est leur Dieu et leur seul responsabilité. C’est pour cette raison-ci qu’ils sont souvent pris pour acquis. De plus, du côté positif, ils aiment vraiment leur travail auquel ils sont extrêmement dédiés.

  • Leçon 2 – Bavards philosophiques.

Le royaume de la Gita, et le centre de tout ce qui est spirituel, l’Inde est la demeure des intellos. Ils connaissent la raison de tous problèmes auxquels ils ont également les solutions. S’engager dans des conversations et donner son opinion sont leurs passe-temps favoris. Oui, ils aiment partager leur spiritualité.

  • Leçon 3 – Curieusement fouinards.

Quand on travaille dans un environnement fermé, se faire des amis est quelque chose qu’un indien fait sans hésitation. Cette activité, parfois, peut devenir incontrôlable. Du fait que les indiens soient généralement ouverts, ils partagent toutes les informations de leur vie et de plus, attendent que leurs compagnons partagent les détails de leurs vies privées.

Alors, avec ces trois leçons vous connaissez déjà un indien et son attitude au travail. Tenez en compte, ils aiment travailler autant qu’ils aiment être paresseux. Ils aiment passer du temps en famille, mais apportent leur travail chez eux. Ils ont l’accent et également le dodelinement de la tête. Ils ont peur de leur chef, mais aiment prendre des raccourcis. Évaluez et choisissez bien avant d’embaucher !

Sagar R Gangwani

(Cours de B2 à l’Alliance Française de Bangalore; Prof: Mme. Claire BOUTET)